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  mardi 22 mai 2012 - 16h30
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Exposition Alain Bourgeon

Alain Bourgeon se définit comme peintre et sculpteur, passant alternativement de l’une à l’autre, rendez-vous jusqu’au 2 septembre, de 14h à 19h sauf le mardi au Fonds d’art moderne et contemporain, à Montluçon.

Alain Bourgeon se définit comme peintre et sculpteur, passant alternativement de l’une à l’autre de ces pratiques en une démarche de perpétuelle recherche et approfondissement constant.
Aujourd’hui, le voilà qui représente trente années de sculpture.
Des terres cuites du début aux vaisseaux de métal et de pierre de maintenant, un singulier parcours dont l’artiste ne renie aucune étape.

A l’origine donc, comme une lave incandescente, un magma en ébullition d’où naîtront des formes rondes, généreuses. Sphères ventrues, empilements baroques et jaillissement déjà de flèches aériennes.
Ce double mouvement, celui grouillant, exubérant, fertile d’un monde à sa genèse, celui s’élevant telle une importation, on le retrouve lorsque Alain Bourgeon touche au travail de pierre : d’un côté les grès ocre et rouges de Collonges ou de Nassigny, tout en courbes, en galbes, en cambrures, de l’autre les lames fressées des mégalithes de marbre lisse.

On le suivra dans ses œuvres de bois, de résine et de bronze où s’affirment deux tensions - deux tentations - celle du vol horizontal, celle de l’essor vertical.
Dans le même temps se dégagent les silhouettes de tout un peuple d’humanoïdes, vigilants et paisibles veilleurs aux portes d’univers inconnus, de terres à explorer.
Viendront, en des démarches inverses, les « Fantaisies d’ébéniste » et les « Bois polychromes ».

Ici, il s’agit d’utiliser une matière ouvragée,usinée, chantournée, pour construire les totems d’un territoire à marquer.
Là, d’apporter à la matière brute, par la couleur, l’architecture te la géométrie, les signes de l’arpenteur, la trace humaine.
Alors surgiront du désert des temples de métal et d’ardoise, les ruines de cités englouties, des navires échoués.
Une forme nouvelle peut venir d’une évolution, d’une pensée, d’un rêve tout comme d’un aléa du parcours.
Une tour brisée, couchée, fracassée, apparaît soudain en barque fuselée.
Elle donnera naissance à une flottille de pirogues effiles allant rejoindre les cargots des sables, les bateaux-cathédrales, les vapeurs hoquetant à l’approche des rapides et des cataractes, les rafiots rongés de rouille, couturés de soudures mais ivres d’aventures encore !

L’arpenteur se fait armateur d’un escadre inventée, fiers navires de noblesse et de pureté, nefs coupant les vents de leurs voiles de schistes, redoutables armadas porteuses d’un improbable arsenal... Jeu, peut-être ? Ou bien plutôt, invitation au voyage vers l’ailleurs, vers les îles, vers des mondes dont l’artiste éprouve l’existence et nous la rend sensible...

Des œuvres de grands volumes seront également présentées dans le parc des Ilets, sur l’esplanades du musée des musiques populaires (château des ducs de Bourbon)

Pour tous renseignements contacter le 04.70.02.56.54

NB/ Cet article est illustré par une image de Dubuffet, qui n’a donc rien à voir avec les tableaux réalisés par l’auteur de l’exposition

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